Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 19:48
Suivez la page Histoire du Maghreb contemporain sur Facebook

Abonnez-vous ici : https://www.facebook.com/histoiredumaghrebcontemporain

Il s'agit ici de rendre modestement accessible, au grand public, l'histoire du Maghreb contemporain à travers les processus de colonisation et de décolonisation. Mais aussi via l'histoire des migrations et des rapports européo-maghrébins.


C'est un travail de "vulgarisation historique", les sources pour la rédaction de mes articles sont constitués d'ouvrages d'historiens français ou maghrébins, spécialistes de ces questions, et reconnus dans leur discipline. Soyez les bienvenus !

Abonnez-vous ici : https://www.facebook.com/histoiredumaghrebcontemporain

Published by Mehdi
commenter cet article
2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 18:08

"La nouvelle question d'histoire médiévale posée l'an prochain aux étudiants préparant l'agrégation d'histoire a pour titre "Gouverner en Islam (Xe-Xve)".
Pour cette émission particulière de Cultures d'Islam, présentée par Emmanuel Laurentin, à l'occasion de la journée chamboule-tout de France Culture, nous recevons deux jeunes universitaires sur l'Islam médiéval, Julien Loiseau et Emmanuelle Tixier du Mesnil.
Avec eux, nous nous demandons qui gouverne en terre d'Islam entre les Xe et XVe siècles et quels territoires sont gouvernés. Mais nous cherchons à savoir aussi au nom de quoi les califes prennent le pouvoir. Et quels sont les moyens , humains et financiers, qui leur permettent de rester au gouvernement.
Pendant cette émission nous parlerons de fitna et d'unité rêvée, de géographes arabes et d'esclaves mamelouks, de bigarrure et de civilité."

Invité(s) :

Julien Loiseau maître de conférences en histoire médiévale, Université Paul-Valéry Montpellier III.
Emmanuelle Tixier du Mesnil, maîtresse de conférences à l'Université Paris-Ouest La-Défense."

Extrait du site de France Culture.

Pour écouter l'intervention sur la question : http://www.franceculture.fr/emission-cultures-d-islam-gouverner-en-terre-d-islam-par-emmanuel-laurentin-2014-07-04

Voir les commentaires

Published by Mehdi
commenter cet article
20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 20:17

De tous les successeurs des Almohades, les Hafsides sont incontestablement ceux qui revendiquent le plus leur héritage. En effet, la dynastie est issue des Hintâta du Haut-Atlas, tribu berbère dont le chef Abû Hafs ‘Umar, était l’un des plus fervents soutiens d’Ibn Tûmart et du premier calife almohade ‘Abd al-Mû’min. Les membres du clan hafside ont ainsi toujours compté parmi les hauts dignitaires du régime almohade, et certains se sont succédés à la tête de la province de l’Ifrîqiya à partir du début du XIIIe siècle. En 1228, après que le calife almohade al-Ma’mûn ait renoncé au culte du Mahdî ibn Tûmart et massacré à l’occasion nombre de hauts notables almohades, Abû Zakariyâ Yahyâ, le fondateur de la nouvelle dynastie, rompt avec le souverain de Marrakech. Sans se proclamer calife, le premier Hafside instaure une autonomie de fait avec le pouvoir almohade. Son fils et successeur Muhammad (1249-1277), confirme son indépendance à l’égard du califat de Marrakech, alors en pleine déliquescence, et se revendique calife en prenant le laqab (surnom honorifique) d’al-Mustansir bi-llâh. Les Hafsides héritent de la moitié orientale de l’ancien Empire almohade, s’étendant de la Tripolitaine jusqu’à la vallée du Chélif. En 1270, le jeune pouvoir de Tunis est confronté à la croisade de Saint Louis qui s’attaque à l’Ifrîqiya après l’échec de sa campagne égyptienne. L’aventure des Croisés se solde par un échec et le monarque français trouve la mort à Carthage.

Dès la fin du XIIIe siècle, le pouvoir hafside de Tunis endure une longue phase d’affaiblissement politique. L’autorité des souverains de Tunis est contestée d’abord par d’autres membres du clan hafside, principalement basés à Bougie et à Constantine. Le déclin du pouvoir central permet le développement des forces tribales, surtout celles des nomades arabes, qui forment désormais plusieurs petites dynasties locales dans les franges méridionales de l’espace hafside, notamment à Biskra, Gafsa, Gabès ou Tripoli. Parallèlement à ces difficultés internes, les autorités de Tunis doivent faire face aux ingérences des royaumes chrétiens, notamment l’Aragon renforcé par sa nouvelle conquête sicilienne.

Au milieu du XIVe siècle, l’Ifrîqiya hafside fait face aux tendances expansionnistes des Marinides. Abû l-Hasan réussit à occuper brièvement l’Ifrîqiya en 1349, mais la campagne se solde par un échec. Au même moment, le pays subit les ravages de la peste noire et ses terribles conséquences démographiques. Mais la restauration hafside durant la deuxième moitié du XIVe siècle annonce une période faste dans l’histoire de la dynastie, avec la succession des deux règnes, longs et stables, d’Abû Fâris (1394-1434) et d’Abû ‘Amr ‘Uthmân (1434-1494).

L’héritage almohade est prégnant dans l’expérience hafside : le régime politique s’appuie d’abord sur une aristocratie composée des dignitaires des tribus almohades, qui fournissent les grands chefs militaires. L’administration centrale comporte également un dîwân (office) de chancellerie ; la gestion des finances publiques (ashghâl) incombe souvent à des fonctionnaires d’origine andalouse, chargés de la supervision des biens habous (biens de mainmorte) et de la fiscalité.

Au niveau religieux, les premiers Hafsides affichent leur attachement officiel à la doctrine almohade. Mais le malikisme dominant chez les élites religieuses de l’Ifrîqiya finit par précipiter l’abandon du dogme du mahdî sous Ibn al-Lihyânî (1311-1318). À partir de la deuxième moitié du même siècle, on assiste à un renouveau de la production juridique des savants malikites, dont le plus connu est Ibn ‘Arafa (1316-1401). C’est également dans l’Ifrîqiya hafside qu’est né ‘Abd al-Rahmân Ibn Khaldûn, (1332-1406), célèbre historien et théoricien de la civilisation (‘umrân).

Le retour du malikisme est favorable au développement de l’institution de la madrasa, longtemps liée en Orient au contexte du renouveau sunnite (XIe-XIIe siècle). En Occident musulman, la première madrasa attestée est al-Shammâ‘iyya fondée par le Hafside Abû Zakariyâ en 1238. Depuis cette fondation, de nombreux collèges font leur apparition dans l’ensemble du Maghreb.

Sous les Hafsides, Tunis acquiert ses titres de noblesse. La ville doit d’ailleurs sa physionomie à l’œuvre hafside : le noyau urbain initial est augmenté par la construction de deux faubourgs protégés par des remparts. À l’ouest, la Qasba héritée des Almohades, domine la ville et accueille le siège de la nouvelle dynastie. À l’est de la ville, l’aménagement d’un arsenal et de nombreux funduqs pour les marchands chrétiens rappelle la vocation méditerranéenne de Tunis, devenue depuis le milieu du XIIIe siècle, une terre d’accueil de réfugiés andalous.

L’art hafside, à l’image du régime politique de la dynastie, fait la synthèse de la tradition de l’Ifrîqiya et des apports de l’époque almohade. La première et principale réalisation en matière d’architecture religieuse se situe justement dans l’enceinte de la Qasba almohade de Tunis. En effet, la mosquée de la Qasba, achevée en 1235, est constituée d’une salle de prière dont les nefs sont couvertes par des voûtes d’arêtes. Les arcs en plein cintre reposent sur des colonnes surmontées d’impostes, selon un mode de construction déjà attesté à l’époque aghlabide. La zone du mihrâb est richement décorée, notamment par des panneaux de marbre sculpté ou des claveaux d’arc bicolores. Le minaret, de plan carré, orné d’un décor de réseau losangé reposant sur des arcs, est de pure tradition almohade. Quant à la petite mosquée d’al-Hawâ, bâtie au milieu du XIIIe siècle, elle offre une salle de prière ramassée, couverte en voûtes d’arêtes et reposant sur des supports massifs.

L’architecture des madrasas hafsides se caractérise par sa sobriété et par une certaine ressemblance avec l’architecture domestique. Le bâtiment de la madrasa al-Shammâ‘iyya (1238) s’organise autour d’une cour centrale bordée de portiques et donnant sur un oratoire doté d’un mihrâb. De part et d’autre de la cour, deux pièces dont la disposition rappelle celle de l’îwân iranien, se distinguent parmi les cellules destinées au logement des étudiants. Un plan comparable est observé dans la madrasa al-‘Unqiyya (1341). Dans al-Muntasiriyya (1437), la cour n’est pas entourée de portiques, mais conserve le dispositif de l’îwân d’inspiration orientale.

Peu de témoignages archéologiques nous sont parvenus sur l’architecture palatiale et civile hafside. Les vestiges du jardin d’Abû Fihr, dans les environs de Tunis, sont surtout connus pour l’importance des éléments hydrauliques, notamment un grand bassin alimenté par une dérivation de l’aqueduc romain de Carthage, ouvrage restauré par le Hafside al-Mustansir.

Quelques maisons de Tunis sont identifiées comme étant d’époque hafside. Construites en pierre de taille et rehaussées de marbre, ces maisons offrent un plan disposé autour d’une cour centrale dépourvue de portique. Les locaux de service (cuisine, latrines ou débarras) sont relégués dans un espace annexe, avec ou sans courette. Une réserve alimentaire et un dispositif hydraulique (puits ou citerne), complètent l’ensemble.

Les arts mobiliers hafsides sont pour l’instant peu connus. Dans les découvertes archéologiques dans la Qasba à Tunis, l’on note l’importance des céramiques en bleu et brun, imitant les productions espagnoles du lustre métallique. L’association du bleu de cobalt, du brun manganèse sur fond blanc stannifère a permis d’obtenir d’intéressants effets de polychromie. Les styles décoratifs sont variés, et font appel aussi bien à la géométrie, à la flore sans oublier d’importantes scènes figurées.

À la fin du XVe siècle, la dynastie hafside est à nouveau sujette à une période de déclin politique. Les différents souverains qui se succèdent sur le trône se heurtent aux corsaires turcs installés à Alger. L’histoire hafside prend fin avec la conquête ottomane de Tunis qui devient en 1574, le chef-lieu d’une nouvelle province ottomane.

Par Qantara-med.

Published by Mehdi
commenter cet article
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 21:21

Ce documentaire réalisé par France O revient sur les circonstances de l'emprisonnement de l'Emir au château d'Amboise. Bon visionnage.

 

Published by Mehdi
commenter cet article
26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 19:02

Ibn Khaldûn avait l'ambition de réformer l'écriture de l'histoire. Son oeuvre pose, de façon novatrice, un principe fondamental : un événement passé ne doit être considéré comme vrai que si son contexte social le permettait.

                   10 TND obverse 

Ibn Khaldoun représenté sur un billet de dinar tunisien


Bien avant Auguste Comte ou Jules Michelet, on pourrait faire remonter la première ébauche des sciences sociales à l'oeuvre d'Ibn Khaldûn (1332-1406). C'est déjà ce que pensait l'historien britannique Arnold Toynbee, qui disait d'Ibn Khaldûn qu'il « a conçu et formulé une philosophie d'histoire qui est sans doute l'oeuvre intellectuelle la plus imposante jamais écrite » (The Study of History, vol. III, Oxford University Press, 1956).

Ibn Khaldûn est né à Tunis, d'une famille de notables andalous chassés de Séville lors de la reconquête espagnole. Dans sa jeunesse, il reçoit une éducation, classique pour son époque, articulée autour de trois domaines : 1) les études islamiques, portant sur le Coran, les hadith (actes et paroles du prophète Mohammed) et le droit musulman ; 2) la langue arabe, soit la grammaire, la conjugaison et la rhétorique ; 3) la logique, la philosophie, les sciences naturelles et les mathématiques. Cette formation va l'amener à élaborer une démarche de raisonnement propre à la tradition intellectuelle musulmane, utilisant à la fois la raison (al-aql) et la révélation sacrée (al-naql) pour établir la connaissance sur les phénomènes.

Sa démarche historique repose d'emblée sur une critique de ceux qui l'ont précédé : « N'ayant recours ni à la comparaison et à l'analogie avec des modèles ou des cas semblables, ni au critère de la sagesse, ni à la nature des choses, ni à l'examen des récits à la lumière de la réflexion théorique et de l'intelligence, ils se sont écartés du vrai, se sont perdus dans le désert de l'illusion et de l'erreur. »

Le cheminement intellectuel d'Ibn Khaldûn pourrait être résumé en trois phases. Premièrement, il est à la recherche d'une nouvelle approche qui pourrait réformer l'histoire, lui rendre sa crédibilité. « Lorsqu'il s'agit des événements matériels, il faut reconnaître, avant tout, leur conformité avec la réalité, c'est-à-dire se demander s'ils sont possibles (...) en se fondant sur l'appréciation du possible et de l'absurde (...). On aura ainsi une norme pour séparer, dans les récits, le vrai du faux, grâce à une méthode probative incontestable. Dès lors, à propos de chaque événement, on saura quel parti prendre. On aura un critère authentique, grâce auquel les historiens resteront sur le chemin de la vérité. »

Une nouvelle science de la civilisation humaine
Deuxièmement, sa nouvelle perspective fait des paramètres sociaux et matériels de la société les instruments essentiels qu'on doit connaître avant d'admettre ou de rejeter la plausibilité qu'ont eu des événements historiques de se produire en réalité. En des termes anachroniques, pour être un historien crédible, il faut être d'abord un bon sociologue. Le lien entre la sociologie et l'histoire est donc très intime chez Ibn Khaldûn.

Troisièmement, suite à sa découverte de la nécessité de l'esprit sociologique (umran) pour réformer l'histoire, Ibn Khaldûn travaille plus en sociologue qu'en historien, par exemple lorsqu'il élabore une analyse détaillée des deux types de la société arabo-musulmane, opposant la société bédouine (nomade) à la société sédentaire. Il développe un grand nombre d'observations empiriques, des concepts et des théories qui lui permettent de donner des explications sociologiques aux phénomènes sociaux.

Après bien des péripéties et des conflits entre souverains maghrébins, Ibn Khaldûn se retire de la scène politique et s'installe à Qal'at Ibn Salama, près d'Oran, en Algérie. Il y passe quatre ans à l'écart du monde pour rédiger son livre majeur : Al-Ibar. Cette somme comprend plus de 8 000 pages, et son titre explicite les intentions de l'auteur : Exemples. Traité des commencements et de l'histoire relatif aux jours des Arabes, des non-Arabes, des Berbères et des grands souverains de leur temps.

Ibn Khaldûn divise cette oeuvre monumentale en trois livres : une Introduction (La Muqaddima), une Histoire des Arabes, une Histoire des Berbères.

L'Introduction présente un exposé des méthodes utilisées par les historiens et critique leurs erreurs. Cet ouvrage se structure en six chapitres, traitant successivement de : la civilisation en général ; les sociétés bédouine et sédentaire ; le pouvoir et le gouvernement ; l'acquisition des richesses ; les moyens de subsistance ; les arts et les sciences. La Muqaddima analyse clairement des thèmes étudiés par les sciences humaines modernes, et Ibn Khaldûn le dit explicitement lorsqu'il annonce avoir choisi « de diviser ce premier livre en six chapitres ». Chacun de ces chapitres renvoie en effet à une branche de la sociologie moderne : sociologie générale, sociologie de la société bédouine, sociologie politique, sociologie urbaine, sociologie économique et sociologie des sciences.

Le deuxième livre est consacré à l'histoire des Arabes, avec leurs générations et dynasties, depuis le commencement de la Création jusqu'à la fin du xive siècle.

Enfin, le troisième livre détaille l'histoire des Berbères et des Zénètes, leurs voisins, ainsi que leur origine, leurs générations et dynasties.

La Muqaddima a conféré une notoriété universelle à son auteur. C'est dans ce premier livre qu'il invente une nouvelle science de la civilisation humaine (ilmu al-umran al-bashari) : « Tel est, en tout cas, l'objet du Livre premier de notre présent ouvrage. Il s'agit, en effet, d'une science indépendante dont l'objet spécifique est la civilisation humaine et la société humaine. »

Le concept majeur qui structure La Muqaddima est al-assabiyya. Ce terme peut se traduire, selon le contexte, par esprit de clan, tribalisme, consanguinité, unité culturo-religieuse. Il s'agit de tout ce qui crée une solidarité, une cohésion et des liens forts entre individus et groupes. Ibn Khaldûn souligne que l'assabiyya qui se base sur deux facteurs (religieux et tribaux) vaincra celle qui s'appuie uniquement sur un soutien tribal. D'où il conclut que les Arabes ne pouvaient pas établir leur empire sans l'islam, qui leur a conféré une solidarité plus forte.

 

Source : Par Mahmoud Dhaouadi, sociologue à l'université de Tunis, sur le site de la revue Sciences humaines.

 

Published by Mehdi
commenter cet article
2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 04:49

Mot de l'administrateur : Cette année, l'histoire de la civilisation islamique fait son entrée dans les questions de concours de la session 2015. Je partage avec vous cette présentation d'Eric Vallet, historien et spécialiste de l'Islam médiéval. En effet, on ne peut que saluer la présence d'une question portant sur une civilisation qui n'est pas uniquement liée au continent européen, et qui permet de mettre en oeuvre les avancées de l'histoire globale et de l'histoire connectée. Renouvellant ainsi les différentes approches historiques et historiographiques.

---------------------------------------------------------------------------------

 

Entretien avec Eric Vallet pour introduire la question d’histoire médiévale au programme de l’agrégation et du Capes d’histoire 2015 : « Gouverner en Islam entre le Xe siècle et le XVe siècle (Iraq jusqu’en 1258, Syrie, Hijaz, Yémen, Égypte, Maghreb et al-Andalus) »
 

Propos recueillis par Anne Walpurger

 

 

Eric Vallet est un historien de l’Islam médiéval, enseignant chercheur et maître de conférences à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Jusqu’en 2013, il dispensait un cours d’« initiation à l’histoire de l’Islam médiéval » à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Il s’intéresse tout particulièrement à l’histoire du Yémen et de la péninsule Arabique, à l’histoire du commerce entre océan Indien et Méditerranée et aux archives et manuscrits arabes médiévaux. Il analyse pour Les clés du Moyen-Orient la nouvelle question d’histoire médiévale au programme de l’agrégation et du Capes 2015.

 


Quelle période ?

Le choix des bornes chronologiques délimitant un programme comporte toujours une part d’arbitraire. La période choisie ici est très large, puisqu’elle couvre six siècles d’histoire. Cela a été imposé par la thématique : celle-ci met l’accent non pas sur une histoire événementielle ou sur une histoire dynastique qui serait à traiter dans les menus détails, mais sur l’exercice du pouvoir, et sur la manière dont il est perçu, décrit, théorisé. Dès lors, prendre une période assez large était nécessaire, afin de pouvoir mieux observer et analyser les évolutions qui se dessinent, les pratiques communes qui émergent.

Le programme s’ouvre sur le Xe siècle, c’est-à-dire au moment où la crise du califat abbasside devient une crise ouverte, avec l’apparition de califats rivaux (le califat fatimide en 909, et le califat des Omeyyades de Cordoue en 929). Cette triple rivalité domine tout le Xe siècle, avant que de nouveaux acteurs ne prennent le pouvoir au cours du XIe siècle, les Turcs (Seldjoukides) en Orient et les Berbères (Almoravides puis Almohades) en Occident. L’avènement de ces dynasties non-arabes marque un vrai tournant, et correspond aussi à l’avènement de modes de gouvernement en partie neufs. Les conquêtes mongoles au XIIIe siècle impriment une autre césure. Elles emportent le califat de Bagdad, décapité en 1258. L’Iraq passe durablement sous la domination de pouvoirs venus de l’Est, mongols et turcs, dont la langue de gouvernement est plutôt le persan que l’arabe. L’Égypte résiste aux Mongols, au prix d’une transformation inédite du pouvoir avec l’avènement des Mamlouks. Jusqu’au xve siècle, elle demeure la puissance majeure de l’Islam arabe et méditerranéen, jusqu’à sa chute en 1517, sous les coups de l’Empire ottoman. Il y a donc une chronologie différente selon les régions étudiées : l’Iraq jusqu’en 1258 ; l’Arabie, la Syrie et l’Égypte jusqu’en 1517 ; l’Occident islamique plutôt jusqu’en 1492, avec la chute du royaume de Grenade, dernier réduit islamique d’al-Andalus (terme médiéval qui désigne le territoire islamique situé dans la péninsule Ibérique).

 


Quels territoires ?

Le sujet invite les candidats à ne pas se limiter à l’étude d’une seule région, mais à pratiquer plutôt une forme de comparatisme large au sein du monde arabe. L’Iraq, la Syrie, le Hijaz, le Yémen, l’Égypte, le Maghreb (auquel il faut rattacher la Sicile) et al-Andalus ont des modes et des traditions de gouvernement différentes, même s’ils sont animés par des dynamiques et des références communes. Il s’agit donc à la fois de repérer ce qui rapproche et ce qui distingue, et de se demander dans quelle mesure ce « monde arabe » médiéval partage un destin politique commun.

Cet espace est loin d’être figé dans des frontières immobiles au cours de la période. Au contraire, il connaît une sorte de mouvement de balancier. Le « domaine de l’Islam » (dâr al-Islâm en arabe) se rétracte à l’ouest, sous les coups de ce que l’on appelle, du point de vue des royaumes chrétiens ibériques, la « Reconquista ». Mais des changements et des transformations sont également à observer à plus l’est : au début du programme, le Taurus fait ainsi figure de frontière entre le monde arabe et le monde byzantin ; il s’agit alors d’un véritable front militaire, fluctuant au gré des offensives byzantines des xe-xie siècles. Cette situation change à partir du milieu du XIe siècle, avec les conquêtes seldjoukides qui font de l’Asie mineure une nouvelle terre d’Islam. Certes, cette expansion islamique à l’ouest du Taurus ne fait pas partie du programme, mais on ne peut totalement l’ignorer, car la « frontière » du Taurus perd en partie sa position de zone frontière, de front militaire. Aussi, non seulement les territoires couverts par le programme peuvent varier au cours de cette période, mais les frontières peuvent également changer de nature.

On pourrait faire la même observation pour les régions les plus méridionales de l’espace couvert par le programme. C’est d’ailleurs l’une de ses originalités, puisqu’il inclut le Hijaz, où se trouvent les villes saintes de Médine et de La Mecque, et le Yémen, deux territoires qui n’apparaissent que rarement dans l’histoire du monde arabe des Xe-XVe siècles, mais dont on redécouvre aujourd’hui l’importance. Avec l’expansion de l’Islam en Afrique de l’Est, en Asie du Sud et du Sud-Est, la position de la péninsule Arabique perd le caractère périphérique qu’elle avait au sein des empires de l’âge classique, pour devenir l’un des cœurs de cette « seconde islamisation » qui donne naissance à un monde musulman aux horizons élargis. Là aussi le statut de ces territoires et leur mode d’insertion dans le « domaine de l’Islam » (Dâr al-Islâm) changent significativement au cours de la période.

 


Les enjeux thématiques et historiographiques de la question

La formulation-même du sujet prend acte d’un tournant historiographique : en effet, l’histoire du monde arabe s’est longtemps réduite à une histoire événementielle, politique et militaire, ou à une histoire religieuse et intellectuelle écrite à partir de l’analyse de sources complexes et abondantes, souvent orientées par des biais idéologiques divers. On s’est longtemps beaucoup focalisé sur les déterminations religieuses du pouvoir, en insistant notamment sur les oppositions entre régimes sunnites et chiites. Certes, la relation entre pouvoir et sacré ne doit pas être négligée mais la formulation choisie ne place pas ici le religieux comme un point central, car le sujet invite à s’intéresser aux modalités mêmes de l’exercice du pouvoir souverain. Celui-ci passe notamment par la maîtrise de la force militaire, par sa capacité à mobiliser des hommes armés, à conquérir ou à défendre un territoire, à faire régner l’ordre en son domaine. Les armées de l’Islam ont été tout au long de la période, à des degrés divers, le lieu de l’acculturation politique et culturelle de « nouveaux peuples » non-arabes (Turcs, Berbères…) dont certains membres finirent par s’emparer du pouvoir. Dans cet aspect essentiel du gouvernement, l’orientation religieuse n’a joué qu’un rôle secondaire. Au fondement du pouvoir des califes fatimides chiites (909-1171) comme de celui des Almoravides (1071-1147), défenseurs d’un sunnisme rigoriste, se trouvaient ainsi par exemple, dans les deux cas, des tribus berbères. Derrière des discours de légitimation en apparence opposés, ces deux régimes témoignent d’un même phénomène dans l’organisation de leurs armées. Certains auteurs médiévaux étaient d’ailleurs conscients de ces logiques de pouvoir transcendant les clivages religieux, il suffit de relire à ce propos la célèbre Muqaddima d’Ibn Khaldûn (m. 1406).

Ajoutons à cela que, dans la courte présentation qui accompagne l’intitulé du programme, les membres du jury insistent notamment sur la notion de « culture politique ». On peut entendre par là bien entendu un ensemble de textes, de concepts et d’idées, qui irriguaient les discours tenus par et sur le pouvoir, mais plus largement encore, dans un sens anthropologique, un corpus de pratiques, de manières de faire qui orientaient la relation entre gouvernants et gouvernés. Exercer le pouvoir ne consistait pas seulement à s’imposer par la force. L’administration (dîwân-s), reposant sur la maîtrise de techniques sophistiquées, jouait un rôle essentiel, dans la collecte et la gestion des revenus de la fiscalité, dans l’entretien de tous ceux qui vivaient des ressources de l’État. Mais des liens plus directs avec le souverain pouvaient être établis, dans le cadre du cérémonial public, ou de cercles privés, dans l’exercice du patronage, de la protection ou du soutien financier accordés aux savants, aux lettrés et aux hommes de religion, de manière directe (pensions, récompenses) ou indirecte (établissement de fondations charitables ou religieuses). Ces relations n’étaient pas nécessairement apaisées, et il ne s’agit pas non plus de dresser un tableau idyllique, ou de s’en tenir aux discours rassurants que les pouvoirs tenaient sur eux-mêmes, mais bien de prendre aussi la mesure des oppositions, des contestations, des sécessions ou des révoltes. Tout cela pourra être étudié en partant de quelques exemples précis, tirés de différentes expériences du pouvoir. Le cas des califats abbassides de Bagdad, des Omeyyades de Cordoue ou des Fatimides du Caire est éclairé par de nombreuses études, déjà anciennes ou plus récentes. Mais on pourra également s’intéresser à des régimes qui ont suscité une abondante production historiographique ces dernières années, comme l’État almohade au Maghreb et en al-Andalus ou le sultanat mamlouk d’Égypte et de Syrie.

Par ailleurs, il sera intéressant de varier les échelles : il y a certes une échelle locale ou régionale qui permet d’étudier le pouvoir à l’œuvre ; mais on peut se placer aussi à une échelle plus large, plus globale, à une période où l’unité de la communauté musulmane (umma) est brisée, et où des dynasties souvent rivales se partagent le gouvernement du Dâr al-Islâm.

On pourra ainsi s’intéresser aux relations entre ces Etats (relations diplomatiques, guerres…), mais aussi aux interactions avec l’étranger, et aux réactions face aux pressions extérieures (la Reconquista pour al-Andalus, les Croisades, mais également les attaques mongoles au XIIIe siècle).

Cette question s’inscrit ainsi dans un contexte de renouveau de l’étude des empires et d’essor de l’histoire globale. Comme Gabriel Martinez-Gros invite à le faire dans sa récente Brève histoire des empires [1], on peut réfléchir à la nature impériale des cultures politiques qui s’épanouissent en Islam entre Xe et le XVe siècle.

 


Les sources à prendre en compte

De très nombreuses sources évoquent le pouvoir : mentionnons tout d’abord des sources historiques, comme les chroniques et les recueils biographiques, qui constituent une réflexion sur le pouvoir dans sa nature et sa pratique. On peut y ajouter les arts de gouverner, qui proposent, sous différentes formes, une vision normative ce que doit être le pouvoir. La littérature juridique doit également mobiliser. Tout cela constitue un ensemble de textes très variés.

Mais il ne faut pas non plus oublier tout ce qui concerne les manifestations visuelles du pouvoir : les bâtiments, les palais, les forteresses, les lieux du religieux, mais également les objets de cour, souvent ornés d’inscriptions. Ce serait une erreur que de laisser de côté cet ensemble de sources pour aborder la question au programme. L’histoire de l’art islamique est très importante, car elle est en partie liée à la commande princière.

On ne peut prétendre dominer cet ensemble profus de sources, mais il faudra se faire tout de même une idée des différents types de texte, et de la « grammaire » visuelle du pouvoir, en profitant par exemple des riches collections d’images visibles en ligne, dans les ouvrages d’art ou plus directement dans les musées.

 

 


 

[1Gabriel Martinez-Gros, Brève histoire des empires, Paris, Ed. du Seuil, 2014.

 


 

Source : Les clés du Moyen-Orient, site internet.

Published by Mehdi
commenter cet article
2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 00:15

Un extrait du documentaire Lorsque le monde parlait arabe, qui revient sur les différents facteurs et domaines de réussite de la civilisation islamique durant la période de l'Islam classique, équivalente au Moyen Age occidental.

 

Bon visionnage.

 

 

Published by Mehdi
commenter cet article
4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 03:16

La glorieuse équipe de football du Front de libération nationale (FLN) fait partie de l’histoire de l’Algérie au regard du rôle important qu’elle a joué dans la Révolution, en faisant connaître la cause nationale à travers le monde.


« L’équipe du FLN a écrit de belles pages de l’Histoire de l’Algérie, et elle a joué un très grand rôle dans la médiatisation de la Révolution. Elle a réussi à représenter dignement notre pays à travers le monde », affirme l’ex-star du football national, Rachid Mekhloufi.


C’était en pleine phase de préparation de la coupe du Monde de football de 1958 : une dizaine de joueurs professionnels algériens quittent leurs clubs français, dans le plus grand secret et rejoignent ce qui sera par la suite leur base, la ville de Tunis.


Ce sera, dès lors, le début d’une grande épopée : le départ par vagues successives de 32 joueurs professionnels algériens vers Tunis, où, sous la houlette de Mohamed Boumezrag et Mohamed Allam, ils formeront ce que le monde va connaître sous l’appellation de l’équipe de football du FLN.


« Nous étions d’abord djounouds et ensuite footballeurs. C’est important de le souligner, car notre ‘fuite’ n’était pas pour aller jouer au football. C’était pour démontrer aux Français que tout le peuple algérien était derrière la Révolution », explique l’ancien maître à jouer de l’AS Saint-Etienne.


Et d’ajouter : « Je me rappelle d’une déclaration de l’ancien président Ferhat Abbas qui disait que l’équipe du FLN a fait avancer la révolution de dix ans, c’était un honneur pour nous et un témoignage qui nous a fait chaud au cœur ».

Equipe FLN


Pour Mekhloufi (76 ans), sélectionné pour le Mondial de 1958 avec l’équipe de France, en compagnie de Mustapha Zitouni, mais qui n’ont jamais honoré leur convocation, le match face à la Yougoslavie, disputé le 29 mars 1961 à Belgrade, devant 80.000 spectateurs, restera gravé à jamais dans sa mémoire.

« Je me souviens de cette rencontre historique où nous avons réussi à battre la Yougoslavie sur le score de 6 à 1, nous avons réalisé une prestation de haute facture. C’était vraiment extraordinaire », se remémore-t-il.


En dépit de son statut de « star » à l’époque de la création la glorieuse équipe du FLN, Mekhloufi estime que le collectif et l’amour du pays prenaient le dessus.

« Nous étions complémentaires. Certes, chacun avait ses qualités propres à lui, mais le plus important c’était ce nationalisme, cet amour du pays, du drapeau, cet amour de la Révolution. C’est ce qui a fait notre force. Nous formions un bloc uni, et ce qui nous a permis de développer un football merveilleux, de défendre merveilleusement nos couleurs. Donc, la responsabilité était la même pour tous ». 

 


« Nous refusons le qualificatif de héros »


Amar Rouai (80 ans), ancien joueur du SCO Angers, était l’un des premiers joueurs à être contacté par Mohamed Boumezrag, le fondateur de l’équipe du FLN.


« En septembre 1957, je reçois la visite de Boumezrag qui m’invita à faire partie de cette équipe, je n’ai pas hésité un instant à répondre favorablement par amour pour l’Algérie, c’était pour moi plus qu’un devoir », déclare Rouai.


Pour lui, l’équipe du FLN a permis de faire connaître au monde entier « la cause algérienne et sa Révolution ». « Il nous fallait absolument créer quelque chose qui puisse porter la voix de la cause algérienne à l’extérieur. La création de cette équipe du FLN était une idée géniale ».


Toutefois, Amar Rouai refuse que les joueurs soient qualifiés de héros, après tous les sacrifices donnés au pays. « Il ne faut pas croire que nous sommes des héros, je refuse cette qualification, nous n’avons fait que notre devoir envers notre pays, c’était une manière pour nous de combattre le colonisateur. Les héros sont ceux qui sont morts au champ d’honneur, Rebbi yarhamhoum », estime-t-il.


Rouai poursuit que les joueurs de l’équipe du FLN « étaient constamment au service de la Révolution », soulignant que les objectifs assignés au début de la création de cette équipe « ont été atteints ».

« Nous avons sillonné différentes régions du monde, et c’était important pour faire entendre notre revendication qui est celle de l’indépendance du pays. Que se soit en Europe, dans les pays arabes, et même en Chine, la Révolution algérienne s’est fait connaître, et c’était déjà un grand acquis pour nous ».


« Hisser le drapeau national dans les différents stades dans lesquelles nous avons joué, et entendre notre hymne, était pour nous des moments de très forte émotion. C’était extraordinaire », se rappelle-t-il.

Pour Mohamed Maouche (76 ans), l’équipe du FLN « a réussi à porter haut l’image de l’Algérie combattante à travers le monde ». L’ancien joueur du Stade de Reims, estime qu’elle a réussi à « donner un impact politique à la Révolution ».


« Il y avait 32 joueurs qui étaient tous au service de la Révolution. Nous avons pu lui donner un impact politique, et c’était déjà important pour nous », qualifiant d’« aventure humaine » les années qui a vu l’équipe du FLN se produire.


En 1969, trois semaines après la mort tragique de Abdelaziz Bentifour, ancien joueur de l’OGC Nice et capitaine de l’équipe du FLN, un match d’hommage à sa mémoire s’est disputé au stade municipal du 20 août d’Alger.


« Bentifour était le premier à être contacté par Boumezrag pour composer l’équipe, il était le plus âgé d’entre nous, ensuite il y avait Aribi, avant que les autres ne soient contactés », révèle Maouche. Le 13 avril 1988, à l’occasion du trentième anniversaire de la création de l’équipe du FLN, Bekhloufi et consorts sont réunis pour la dernière fois sur la pelouse du stade du 5 juillet d’Alger, à l’occasion d’un jubilé organisé pour l’occasion.


« Tout le monde était présent, ce jour là, nous nous sommes défoulés comme au beau vieux temps, c’était fabuleux », se remémore très ému le joueur du Stade de Reims.

 

Extrait du site djazair50.dz, réalisé pour le cinquantenaire de l'indépendance algérienne.

Published by Mehdi
commenter cet article
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 19:47

 

Al-Ghazali l'alchimiste du bonheur

 

Voici un film-documentaire de qualité sur Al Ghazali (1058-1111), considéré comme l'un des plus grands penseurs musulmans de l'époque classique de l'Islam (l'équivalent du Moyen Age occidental), cette vidéo retrace le parcours spirituel, mais aussi politique d'Al Ghazali. Soucieux de lier son éthique de vie à sa spiritualité islamique tout au lon de sa vie, Al Ghazali cotoya les hautes sphères du pouvoir avant de connaitre une crise spirituelle qui le mena vers un tout autre chemin.

 

Bon visionnage sur Attarikh !

 

 

Published by Mehdi
commenter cet article
24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:26

Une courte vidéo présentant en quelques mots la grande mosquée de Paris, son histoire, son architecture. Réalisée pour récompenser la participation des Maghrébins durant la Première guerre mondiale.

 

 


 
Published by Mehdi
commenter cet article

Présentation

  • : Attarikh Histoire du monde arabo-musulman
  • Attarikh Histoire du monde arabo-musulman
  • : De l'Atlantique aux confins de l'Asie, l'histoire de la civilisation arabo-musulmane est ici mise en lumière. Ce blog a pour objectif de réunir un corpus documentaire sur l'histoire islamique pour tous les intéréssés, amateurs ou professionnels de la discipline historique.
  • Contact

Les infos du moment

 Le saviez-vous?

La langue française est composé de milliers de termes provenant de la langue arabe: cliquez ici !

C'est le savant Ibn Al Haytham qui découvre que la lumière entre dans l'oeil et non l'inverse comme le croyait les Grecs et Romains.


L'Empire arabo-musulman fût l'un des plus grands empires de l'histoire de l'Humanité et s'est constitué en moins d'un siècle, né d'une religion apparue en plein milieu du désert.

Le personnage historique:

 

Abou Al Qacim Al Zahrawi (latinisé Aboulcassis) est l'un des plus grands chirurgiens de tous les temps et sûrement le plus grand du Moyen Âge et de l'Islam classique, ses traités de chirurgie comportaient des descriptions d'instruments cliniques qu'il avait inventé (ophtalmologie, gynécologie), pratique de cautérisation. Traduit en Europe au XVème siècle, ils servirent pendant plus de 500 ans de références dans les universités d'Europe.  Cliquez ici pour découvrir ce personnage ! 

 

                                                                                                                       http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0e/17th_century_Persian_anatomy.jpg/383px-17th_century_Persian_anatomy.jpg

 

Recherche

L'ouvrage du moment

  L'Emir Abdelkader face à la conquête française de l'Algérie, de Mehdi Benchabane (ed: Edilivre)

L émir Abdelkader face à la conquête française de l Alg
L'émir Abdelkader (1808-1883) est aujourd'hui considéré comme étant l'Algérie incarnée en homme, sa personne et son oeuvre constituent un formidable révélateur des relations franco-algériennes au cours du XIXème siècle, et également de la position de l'islam face à la colonisation. C'est ainsi que sa lutte contre la France coloniale entre 1830 et 1847 se distingue par une persévérance et une durée surprenantes au vu de ses forces militaires. Celle-ci s'est appuyée sur une intelligence tactique, une foi musulmane profonde imposant une éthique de vie, et un véritable sens du dialogue avec les différents acteurs du conflit. Cet ouvrage met ainsi en lumière les raisons de cette résistance exceptionnelle.
Pour vous le procurer : CLIQUEZ ICI

Sondage

Sondage précedent:
Quelle zone de la civilisation islamique vous intéresse le plus ?
- 57% pour le Maghreb et Al Andalus
- 16% pour le Machrek
- 11% pour le monde persan.
- 7% pour le monde turc.
- 5% pour l'Asie du Sud-Est.
- 3% pour l'Afrique Sub-Saharienne.
Total: 219 votes.

Livre d'Or

Catégories