Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 17:12

Voici un documentaire en plusieurs parties diffusé par la télévision allemande sur l'histoire de la civilisation islamique, sa contribution scientifique, ses rapports avec l'Occident et ce qu'elle lui a transmis.

 

 

Partie 1

Partie 2.
 
Pour retrouver les parties 3, 4 et 5 rendez vous sur la liste des vidéos en y accédant via une des deux premières parties ci-dessus. Bon visionnage.

Par Mehdi - Communauté : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 21:40

Voici un bon numéro du Dessous des Cartes où Jean-Christophe Victor nous montre l'impact des sciences et de la culture arabo-musulmane sur le monde et l'Europe en particulier, mettant en lumière une partie de l'héritage musulman du Vieux Continent.

 

 

 

Par Mehdi - Communauté : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 00:48

Abû ‘Abdallah Muhammad Ibn Muhammad Ibn Idris al-‘Alî bi-amr Allâh al-Idrîsî dit al-Idrîsî est le géographe arabe le plus connu en Occident médiéval. Pharmacologue et géographe, il doit sa renommé à la rédaction du célèbre « Livre de Roger », Kîtab Rujâr. Tout part de la réalisation d’un grand planisphère en argent commandé à al-Idrîsî par Roger II, roi de Sicile, qui lui demande par la suite d’en rédiger le commentaire. Ainsi fut composé « L’Agrément de celui qui est passionné pour la pérégrination à travers le monde », le Kitâb Nuzhat al-mushtâq fî-khtirâq al-afâq, plus connu sous le nom de son royal commanditaire. Le livre développe tout ce que la carte ne pouvait traduire : la description de la nature, des distances, des récoltes, des commerces, des habitations et des constructions.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/db/Al-Idrisi%27s_world_map.JPG

 Page du celèbre ouvrage géographique d'Al Idrissi représentant l'espace méditérannéen.

Selon les codes de la géographie arabe, le nord est ici en bas et le sud en haut.


Si nous connaissons assez bien l’environnement de la rédaction du Kitâb (ci-dessus), nous ne disposons que peu de détails sur la vie même d’al-Idrîsî, son ouvrage comme son nom. Seules ses nisbas peuvent constituer des éléments fiables pouvant nous renseigner sur sa personnalité et son histoire familiale et personnelle.

Al-Idrîsî serait attaché à la famille du Prophète, étant nommé descendant d’Abû Tâlib, oncle du Prophète, de ‘Alawî, descendant de ‘Alî, et encore de Hasanî, descendant de Hasan, dont il est fait mention part trois fois dans ses nisbas. Issu d’une famille marocaine remontant à Idris, d’où son nom Idrîsî, il est Hammûdî, membre de la branche ibérique des Idrissides.

Né probablement à Ceuta aux alentours de 1100 alors sous la domination de l’empire almoravide, il apparaît bien connaître l’Espagne, et il est entendu aujourd’hui qu’il a certainement effectué ses études à Cordoue alors centre intellectuel de l’Islam occidental.

Au vu de la rédaction du Kitâb et de ses précédents ouvrages de botanique, al-Idrîsî possède une solide culture en médecine ; il connaît bien les plantes, les poisons et les poudres dont il sait les qualités spécifiques, pharmacologiques et aphrodisiaques. Il possède un peu de latin, parle grec, et semble avoir beaucoup voyagé en Méditerranée. Le manque de sources fiables nous invite néanmoins à rester prudent sur les destinations et escales de ce grand voyageur. 

Selon l’introduction du Kitâb, al-Idrîsî serait certainement arrivé en 1139 en Sicile, le travail de collecte ayant duré quinze ans avant la mise en œuvre et donc la rédaction du célèbre ouvrage.

Ainsi al-Idrîsî commence à rédiger le Kitâb sur ordre du roi en 1154, un mois et demi avant la mort de Roger. L’ouvrage sera achevé sous Guillaume Ier, probablement vers 1157, date après laquelle on perd complètement la trace d’al-Idrîsî. Il serait mort vers 1165.

Al-Idrîsî est d’abord l’héritier de la tradition des géographes arabes, il est l’archétype parfait de ces écrivains et savants qui maintinrent vivace la culture arabe et ses traditions dans la Sicile des rois normands. Roger II quant à lui, illustre à merveille l’image du souverain savant, protecteur des arts et des savoirs, pragmatique dans la gestion de ses territoires et cherchant à affirmer le rayonnement culturel et scientifique de Palerme et la place privilégiée de la Sicile.  

Le travail du savant musulman est en droite ligne des traditions des géographes arabes mêlant l’étude technique et géographique comme politique et « culturelle » d’un territoire.

Dans son prologue, al-Idrîsî, se rapporte directement à douze livres arabes ; il cite ainsi dans le texte les ouvrages de Ptolémée (IIe siècle ap. J.-C.) perdu pour l’Europe occidentale mais préservé dans le monde musulman grâce à une traduction en arabe, d’Ibn Khurradâdhbih (de Bagdad, IXe siècle), de Jayhânî (Livre des routes et des pays, Xe siècle), de Qudâma (Xe siècle), de Hasan Ibn al-Mundar (Espagne, vers 950), de Mas’udî (Livre des merveilles, Xe siècle), d’Ibn Hawqal.

La destinée d’al-Idrîsî, savant musulman au service d’un roi chrétien, témoigne du bouillonnement, de l’effervescence et de la porosité culturelle de l’espace complexe qu’est la Méditerranée du XIIe siècle, au moment même où les relations entre chrétiens d’Occident, chrétiens d’Orient et musulmans se modifient.

L’émulation savante, la diffusion des connaissances, la confrontation des idées et des doctrines, font des places de convergences que sont entre autre la Sicile et l’Andalousie, de véritables carrefours où s’invente et s’affirme un syncrétisme politique et culturel.

Qantaramed

Par Mehdi - Communauté : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 04:59

Lorsque le monde parlait arabe est un documentaire mettant en avant la brillance des sciences musulmanes à l'époque classique de l'Islam (époque médiévale). A travers ses contrées, nous est ici présenté l'histoire des sciences dans la civilisation islamique de ces débuts jusqu'à leur apogée. Des mathématiques à la philosophie, de la médecine à la botanique, de l'astronomie à la mécanique. Les apports et l'héritage scentifique de cette civilisation sont très bien retranscrit dans ce documentaire en 7 parties.

 

Les parties 3, 4, 5, 6 et 7 sont disponibles sur Youtube en y accédant à partir des vidéos ci-présentes.

 

 

 

 


Par Mehdi - Communauté : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 23:40
La contribution des Arabes à la renaissance européenne serait-elle « un autre point de détail de l’histoire » ?

http://www.islam-pluriel.net/wp-content/themes/mimbo2.2_(niss)/images/averroes_1.jpg
Averroès (à gauche) l'européen arabo-musulman dans l'Ecole d'Athènes de Raphael, peintre de la Renaissance.


Il est normal, naturel voire même nécessaire de relire l’histoire et de bousculer les évidences autrement on n’est pas historien. Or pouvons nous le faire toujours quand on n’a pas les moyens de le faire ? Pouvons nous toujours le faire avec des intentions non pas de comprendre le passé mais de le corrompre ? Ce sont des questions que m’a suggéré la lecture de l’ouvrage du professeur Sylvain Gouguenheim Aristote au mont Saint Michel, les racines grecques de l’Europe chrétienne,(Paris, Seuil, 2008) qui, voulant solder « la dette de l’Europe envers l’islam » s’est attelé à discuter une évidence exprimée par A. De Libera dans Penser au moyen-age, seuil, Paris, 1991, p.104 qui consiste à dire « que les Arabes aient joué un rôle déterminant dans la formation de l’identité culturelle de l’Europe [est une chose] qu’il n’est pas possible de discuter à moins de nier l’évidence ».

Et malgré les déclarations de l’auteur de ne pas polémiquer (p. 10) le livre qu’il nous présente est en soi une polémique : de par sa démarche, ses répétions, ses contre vérités, ses contradictions et ses erreurs.

 

Ignorance et contre-vérités

 

La démarche du professeur Sylvain Gouguenheim est simpliste, les Arabes n’ont rien donné à l’Europe ils n’ont eux-mêmes rien pris de valable aux grecs. Et l’Europe a découvert d’elle-même le savoir grec, et « seule elle a créé la science moderne (p. 23), elle a traduit directement depuis le VI e siècle- et même avant cette date- les œuvres d’Aristote et de Platon et tant d’autres œuvres de savants et philosophes grecs sans passer par aucun intermédiaire et encore moins l’intérimaire arabo-musulman. Et si les Arabes ont fait traduire des textes grecs, ils n’ont jamais intégré ce savoir et ne l’ont jamais intériorisé et si par hasard cela s’est fait c’est grâce aux traducteurs nestoriens, sabéens et melkites qui ne livraient pas tout le secret de cette pensée à leurs ennemis, maîtres et bourreaux. Abd al-Malik et al-Hajjaj, Haroun al-Rachid et al- Mamoun ne sont que des conquérants oppresseurs, mais sous leur aile tout de même ont été faites des traductions capitales. Encore plus si des traductions ont été faites, elles sont l’œuvre de quelques mécènes musulmans qui sans doute commandaient des traductions dans un but plutôt de notoriété sociale que par nécessité de savoir et de connaissance. Et même si « les traductions du grec en arabe par les chrétiens représentent une œuvre gigantesque et méconnue (p.87) », loin s’en faut. La littérature arabe abonde dans la mise en valeur de ces contributions et dans la mise en exergue des Ishaq b. Hounain les Ibn Masawayh et les Qusta b. Louqa al-baalabaki et tant d’autres. Quant à l’école de Médecine de Jound Shapour elle est tellement connue que quiconque n’ignore pas les Bani Bakhtyashou ‘ !

 

Une Europe imaginaire

 

Le professeur Sylvain Gouguenheim ignorant certainement la littérature arabophone et occultant à dessein les écrits de ses contemporains et compatriotes, s’est hasardé à écrire de contre vérités absurdes à moins que ignorant lui-même cette littérature il a cru que tout le monde l’ignore. Il a fait la découverte et il est normal qu’il la fasse connaître !

Partant dans la réfutation de la contribution de la culture arabo-musulmane non seulement à la formation d’une partie de la culture européenne, chose que seuls ceux qui ont été atteint de cécité mentale peuvent la nier, mais au développement du savoir humain en général, le professeur Sylvain Gouguenheim parle de la dette de l’Europe envers le monde arabo musulman. D’abord, le mot dette renvoie à un commerce de bas étage et méprisant à l’égard du savoir, le considérant comme une chose, une marchandise ou tout autre objet monnayable. En plus parlant de l’Europe au moyen-age relèverait de la contre vérité historique. Il a oublié le partage de Verdun, il a oublié les guerres seigneuriales, il a fait taire la haine à l’égard de Byzance. Entre l’occident et Byzance- tous les spécialistes s’accordent à le dire- les relations n’ont jamais été comme celles décrites par le professeur Sylvain Gouguenheim. Cette belle relation gréco-occidentale au temps des byzantins ne l’est que sous la plume de l’honorable professeur. Aurions nous oublié le schisme de Photius et la bataille avec la papauté sous le règne des Macédoniens, aurions nous oublié la description faite par la princesse Anne comnène lorsqu’elle disait parlant des occidentaux « mon père savait toujours qu’ils avaient la bouche ouverte et la main tendue », aurions nous oublié cette description de la prise de Constantinople par Nicétas choniatés lorsqu‘il comparaissait « le comportement barbare » des Latins à Constantinople (1204) et « l’humanité » des musulmans a Jérusalem (1187) et en définitive aurions nous oublié la fameuse lettre cordiale comme celle envoyée par Nicolas Mysticos, patriarche de Constantinople et régent du jeune empereur Constantin VII ( 913-959) au calife abbasside au début du Xe siècle et qui disait : « Du moment qu’il y a deux souverainetés, celle des Sarrasins et celle des romains qui dominent et inondent de leur lumière l’ensemble de la souveraineté terrestre, comme le font les deux grands luminaires dans le firmament, il faut pour cette seule raison vivre en communauté et en fraternité…. » Et puis aurions nous oublié que les Byzantins, même héritiers du passé grec ne se sont ainsi désigné s mais plutôt par le terme de Romain et leur empire n’est que l’empire romain et c’est tout. Le mot grec ou « grekoi » n’ jamais été positif ni sous la plume des « byzantins » ni sous celles des latins : Dans un élan de dispute les uns méprisaient les autres parce qu’ils sont grecs et les autres parce qu’ils sont barbares.

Et en définitive dans cette « belle relation byzantino-occidentale à la Gouguenheim », les byzantins auraient préféré la domination turque à celle des Latins : au terme du concile de Florence Ferrari (1436-1439) le représentant de Byzance aurait dit « Mieux vaut voir régner à Constantinople le turban turc que la mitre des latins ! ».

Tout cela a été laissé de côté, pour la bonne cause : Les Arabes n’ont rien transmis à l’Europe et tout est passé par là où il y avait une communauté grecque ou hellénophone. Ces communautés étaient partout où il y a un canal de transmission. Les Arabes n’avaient pas l’intelligence qu’il faut, ils seraient des transporteurs « d’un bien » qu’ils ne comprenaient pas et un savoir dont ils ignoraient la quintessence, la saveur et la valeur ! Soyons historiens et non « idéologues » des années 30 du siècle dernier.

Faut –il souligner le caractère « guerrier » des premières traductions médiévales en Europe, comme le montre si bien Pierre le Vénérable.

 

Connaître pour réfuter

 

Les premières traductions qu’elles soient du grec au latin ou de l’arabe au latin ne l’ont été que pour « combattre l’ennemi sarrasin ». Pierre le vénérable, abbé clunisien et promoteur des Studia arabica, non pas dans le but de promouvoir la science grecque mais « pour réfuter l’hérésie mahométane » mais pour la réfuter il faut la connaître, voila ce qu’il écrivit« qu’on donne à l’erreur mahométane le nom honteux d’hérésie, ou celui infâme, de paganisme, il faut agir contre elle, c’est-à-dire écrire. Mais les latins et surtout les modernes, l’antique, culture périssant, suivant les Juifs qui admiraient jadis les apôtres polyglottes, ne savent d’autre langue que celle de leur pays natal…je suis donc allé trouver des spécialistes de la langue arabe…je les ai persuadés à force de prières et d’argent de traduire d’arabe en latin l’histoire et la doctrine de ce malheureux et sa loi même qu’on appelle Coran…. Et pour que la fidélité de la traduction soit entière… aux traducteurs chrétiens j’ai adjoint un sarrasin … en l’année du seigneur 1142[J. Le Goff, Les Intellectuels au moyen-age, Paris, 1957, pp. 20-22]. Ainsi si l’on croit A. De Libera (p. 103) « l’occident médiéval est philosophiquement sous développé » !

Dans le monde arabo-musulman médiéval, la création culturelle et scientifique médiévale n’a jamais été une simple traduction d’œuvres anciennes mais plutôt un commentaire. Ibn Rochd, le fameux Averroès, n’est-il pas connu comme étant le commentateur d’Aristote (A. De Libera, p. 103) ! C’est par le bais de ses commentaires qu’Aristote fit une entrée difficile et presque clandestine, en Europe occidentale !

 

Haine et contradiction

 

Un autre élément qui frappe le lecteur est la contradiction de l’auteur : d’un côté les Arabes étaient tributaires de ceux qui traduisaient et dans ce cas les chrétiens d’Orient et c’est une « évidence historique », mais ceux-ci ne traduisaient pas tout à leurs maîtres et bourreaux et puis les savants musulmans qui ne savaient pas le grec avaient la capacité de faire le tri. « Les juristes musulmans ne s’accordaient pas sur l’usage qu’il convenait de faire de ces prises. En général, on considère qu’il fallait détruire les ouvrages religieux mais examiner les textes scientifiques (p. 131). Comprendra qui voudra : d’un côté ils ne savaient pas le grec et d’un autre ils avaient la capacité de faire le tri par le contenu !

Le professeur Sylvain Gouguenheim s’est attelé à la comptabilité des noms dans un esprit épicier, usant d’un langage haineux à l’égard des Arabes et des musulmans, jouant sur les mots et leur ambivalence faisant des comptes de ce qu’il appelle « manuscrits exacts, textes corrects (pp. 54-57,59) mais il n’a jamais semblé intéressé par le contenu des écrits de ses auteurs. A titre d’exemple, et les exemples sont légion, Adélard de Bath (p. 105) « savant anglais qui séjourna à Antioche plus de six ans entre 1110 et 1116 » suite à quoi il a écrit « j’ai appris de mes maîtres , les Arabes à suivre la lumière de la raison, tandisque vous êtes guidés par la bride de l’autorité ; car quel autre mot que « bride » puis-je employer pour décrire l’autorité »[(J, Tolan, Les sarrasins, Paris, 2003 pp. 23-24].

Dois-je murmurer à l’oreille du professeur Sylvain Gouguenheim que rien ne sert à déplacer la géographie et à recomposer le temps : l’Ethiopie du moyen-age n’est pas celle que l’on croit aujourd’hui comme le terme soudan ne veut pas dire une région géographique ni d’ailleurs la Babylone médiévale ne correspond à la Babylone des temps anciens. Mr Gouguenheim la ville de Basra [le terme consacré est Bassorah] est sud de l’Irak et Bosra est au Sud de la Syrie (p. 86) quant à Ibn Khallikan, grand biographe du XIIIe siècle est décédé selon ses biographes en 1282 et non en 1182 (p. 86). Pour conclure, la question n’est pas la dette contractée, car la culture ne se pense pas en termes « capitalistes » mais en termes humanistes : il ne s’agit de la dette de personne envers personne mais de l’apport des uns et des autres. La civilisation est une construction humaine universelle et chacun y a mis un peu de lui-même à moins que, selon A. De Libera, p. 104« le racisme et la xénophobie procèdent de causes diverses où la philosophie n’intervient généralement pas comme telle. La méconnaissance du rôle joué par les penseurs d’Islam dans l’histoire de la philosophie fournit, en revanche, un puissant instrument rhétorique aux tenants d’une histoire purement occidentale de la raison ». Pour le professeur Sylvain Gouguenheim, il ne s’agit pas de méconnaissance mais de négation !!

Personne n’est redevable à personne mais puisque le professeur Sylvain Gouguenheim l’a ainsi pensé : l’Europe est redevable pour son essor, pour son identité pour sa puissance et pour son Gouguenheim aux Arabes (chrétiens, juifs et musulmans) aux Syriaques, aux Bantous, aux berbères, aux Peuls, aux Mayas et à tant d’autres peuples, comme elle est redevable a l’effort de ses propres enfants.   Par Tahar Mansouri.

 

Source: Paru à Tunis in Journal Réalités, n° 1170 du 31/7 au 6 /8 / 2008, pp.  20-22.  Science-islam.net

Par Mehdi - Communauté : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

  • : Attarikh Histoire du monde arabo-musulman
  • Attarikh Histoire du monde arabo-musulman
  • : Histoire Maroc Islam Algérie Tunisie Divers
  • : De l'Atlantique aux confins de l'Asie, l'histoire de la civilisation arabo-musulmane est ici mise en lumière. Ce blog a pour objectif de réunir un corpus documentaire sur l'histoire islamique pour tous les intéréssés, amateurs ou professionnels de la discipline historique.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Les infos du moment

 Le saviez-vous?

La langue française est composé de milliers de termes provenant de la langue arabe: cliquez ici !

C'est le savant Ibn Al Haytham qui découvre que la lumière entre dans l'oeil et non l'inverse comme le croyait les Grecs et Romains.


L'Empire arabo-musulman fût l'un des plus grands empires de l'histoire de l'Humanité et s'est constitué en moins d'un siècle, né d'une religion apparue en plein milieu du désert.

Le personnage historique:

 

Abou Al Qacim Al Zahrawi (latinisé Aboulcassis) est l'un des plus grands chirurgiens de tous les temps et sûrement le plus grand du Moyen Âge et de l'Islam classique, ses traités de chirurgie comportaient des descriptions d'instruments cliniques qu'il avait inventé (ophtalmologie, gynécologie), pratique de cautérisation. Traduit en Europe au XVème siècle, ils servirent pendant plus de 500 ans de références dans les universités d'Europe.  Cliquez ici pour découvrir ce personnage ! 

 

                                                                                                                       http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0e/17th_century_Persian_anatomy.jpg/383px-17th_century_Persian_anatomy.jpg

 

L'ouvrage du moment

  L'Emir Abdelkader face à la conquête française de l'Algérie, de Mehdi Benchabane (ed: Edilivre)

L émir Abdelkader face à la conquête française de l Alg
L'émir Abdelkader (1808-1883) est aujourd'hui considéré comme étant l'Algérie incarnée en homme, sa personne et son oeuvre constituent un formidable révélateur des relations franco-algériennes au cours du XIXème siècle, et également de la position de l'islam face à la colonisation. C'est ainsi que sa lutte contre la France coloniale entre 1830 et 1847 se distingue par une persévérance et une durée surprenantes au vu de ses forces militaires. Celle-ci s'est appuyée sur une intelligence tactique, une foi musulmane profonde imposant une éthique de vie, et un véritable sens du dialogue avec les différents acteurs du conflit. Cet ouvrage met ainsi en lumière les raisons de cette résistance exceptionnelle.
Pour vous le procurer : CLIQUEZ ICI

Sondage

Sondage précedent:
Quelle zone de la civilisation islamique vous intéresse le plus ?
- 57% pour le Maghreb et Al Andalus
- 16% pour le Machrek
- 11% pour le monde persan.
- 7% pour le monde turc.
- 5% pour l'Asie du Sud-Est.
- 3% pour l'Afrique Sub-Saharienne.
Total: 219 votes.

Recherche

Calendrier

Septembre 2014
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30          
<< < > >>

Livre d'Or

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés